Tour Auto Optic 2000 2019

- Texte et photos par Matthieu Bourgeois -

 

La vingt-huitième édition du Tour Auto Optic 2000 a eu lieu du 29 Avril au 4 Mai 2019 avec un tracé revisité comme à l’accoutumée, et une arrivée, non pas dans le sud, mais à quelques mètres des Planches de Deauville. Un parcours long de 2280 kilomètres attendait les 240 concurrents, dont 105 kilomètres sur routes fermées, car le Tour Auto, c'est avant tout et surtout la continuation d'une épreuve automobile mythique ! Cette année, le château de Vaux le Vicomte a été sélectionné pour y donner le départ officiel. Durant les cinq jours suivants, les équipages firent étape à Dijon, Lyon, Vichy, Tours et Deauville, lieu final de cette édition 2019. Ils ont affronté le chronomètre sur les circuits de Dijon, Magny-Cours, Charade et Le Mans ainsi que sur dix spéciales se déroulant sur routes fermées.

 

Cette année, j'ai eu l'honneur de pouvoir suivre l'équipage Claudio Roddaro/Macha Vananty, participant avec leur Porsche 911 3.0L RS "Défense Mondiale" dans le plateau 5, donc en compétition. Un reportage complet leur sera consacré.

 

J-2 : l'arrivée au Grand Palais

 

Dimanche 28 Avril, c'est en se faufilant entre les gouttes que les premiers véhicules entrent dans le Grand Palais. L'occasion de voir tous les bolides encore déshabillés de leurs numéros du rallye et pas n'importe où, puisque c'est sur les pavés de la plus belle avenue du monde et aux alentours du Grand Palais que les autos effectuent leurs premiers tours de roues lors de cette aventure. Pour certains, les problèmes mécaniques commencent déjà et c'est en poussant qu'ils font leur entrée dans le monument parisien. 

J-1 : les vérifications techniques au du Grand Palais

 

Le Tour Auto débute officiellement le lundi avec la traditionnelle exposition des bolides sous la verrière du Grand Palais. Mais la journée n'est pas de tout repos pour les équipes de Peter Auto et les participants puisque les équipements de chaque auto sont contrôlés par les commissaires qui œuvrent au bon déroulement de la compétition. 

Jour J : Paris - Vaux le Vicomte - Dijon

 

Le soleil ne s'est pas encore levé lorsque les premiers concurrents s'élancent du Grand Palais en direction du château de Vaux-le-Vicomte. C'est au pied de la bâtisse du XVIIᵉ siècle qu'est donné le départ officiel de cette vingt-huitième édition du Tour Auto. Malheureusement, le parc du château n'est pas assez grand pour accueillir tout le monde donc c'est plateau par plateau que les autos pénètrent dans l'enceinte du château. Une fois les plateaux 3 et 4 partis, je me mets également en route vers la première spéciale en devançant le dernier plateau de compétition. 

A un peu plus d'une heure d'autoroute, la première spéciale n'est pas inconnue des participants réguliers puisqu'elle était déjà au programme en 2016. Cette petite spéciale lance donc officiellement les hostilités et même si elle ne représente en aucun cas le classement final, elle permet tout de même de se rendre compte des performances des autos. En effet, c'est l'occasion pour les pilotes de dénicher d'éventuels soucis mécaniques et pour le copilote de bien se caler dans les notes.

 

Dans le plateau 4, celui qui préfigure la catégorie VHC et donc la victoire au général, les anglais Cottingham et Smith armés de leur nouvelle monture, une Shelby Cobra 289 aux couleurs de la Colombie, donnent directement le ton en signant le meilleur temps devant les gagnants en titre Raphaël Favaro et Yves Badan et leur Lotus Elan 26R, ainsi que devant une Porsche 911 2.0L. Concernant le groupe H - I, une De Tomaso Pantera Group IV devance deux Ferrari 308 Group IV Michelotto et c'est l'équipage Roddaro/Vananty qui se hisse à la quatrième place avec leur Porsche 911 3.0L RS. 

Direction désormais le Château de Vaux où les concurrents pourront tirer les premières conclusions durant le déjeuner. Profitons-en pour faire un point au niveau des participantes. Cette année la liste n'est pas exceptionnelle, il faut le dire, car les têtes d'affiches sont des habituées. Les Shelby Cobra sont présentes en nombre, les Type-E également, quelques Pantera et 308 Group IV, la Ligier JS2 est aussi de la partie mais on ne dénombre que deux GT40 malheureusement. Pas de 250 GTO, ni de châssis court et pas vraiment de nouveauté finalement mis à part les magnifiques 911 2.8 RS engagées en régularité et une Stratos verte qui a connu une mésaventure tôt dans l'aventure, la blanche n'étant pas inscrite comme participante au rallye. N'oublions pas cependant la BMW M1 Group IV qui pique largement la vedette à la Ligier !

Après avoir moi aussi déjeuné, je reprends la route avant le plateau 5 pour me positionner quelques kilomètres plus loin dans le roadbook.

C'est presque devenu une habitude, lors de la première étape les concurrents s'affrontent sur le circuit de Dijon-Prenois. L'arrivée ayant lieu au Parc des Expositions de Dijon, je décide de rester plus longtemps sur le circuit et même d'aller pour ma première fois en bord de piste. Les nouvelles ne sont pas bonnes pour Cottingham et Smith qui doivent à de nombreuses reprises s'arrêter aux stands durant les qualifications et la course. Pour les épreuves sur circuit, chaque plateau dispose de 15 minutes d'essai puis les concurrents enchaînent sur une course de 8 tours. L'ordre de départ de la course est donné en fonction du résultat de la course précédente. Dijon étant le premier circuit, les essais font office de qualifications.

 

La Cobra colombienne chute au classement malgré un début de journée très bien entamé et est relayée à la cinquantième place du classement VHC.  Ben Gill en a profité pour remporter la course et se hisse à la seconde place à une seconde derrière Jean-Pierre Lajournade et sa Jaguar Type E 3,8L. Niveau H-I, la 911 3.0 RS de Claudio Roddaro, très agile sur les spéciales, manque cependant de puissance face aux monstres du plateau 5 sur les circuits. Il se classe septième à la course et cinquième à la fin de la journée. Didier Sirgue occupe la première place mais les écarts sont encore très minces.  Du côté de la régularité, que je n'aurais pas vue aujourd'hui, rien n'est joué mais c'est une 275 GTB qui pointe à la première position. En régularité H-I, Etienne Bruet et Maeva Coucke, Miss France 2018, remportent cette première étape avec une Peugeot 504 Coupé.

Deuxième étape : Dijon - Lyon

La compétition est maintenant lancée, les deux épreuves sur circuit et sur routes fermées ont permis aux concurrents de se plonger dans l'univers de cette folle semaine et peuvent désormais un peu plus se lâcher ! Ça tombe bien car cette deuxième étape est également la deuxième plus longue avec 498 kilomètres à parcourir pour rejoindre le Stade Gerland de Lyon. Mais avant cela, ils feront une halte au circuit de Nevers Magny-Cours et disputeront deux épreuves spéciales. Le classement risque d'être chamboulé, et la journée, mouvementée ! 

 

Un peu avant huit heures, il fait frais et l'univers est brumeux en Bourgogne alors que le premier plateau est déjà en direction de la première spéciale de la journée. Au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans la campagne, le brouillard ne semble pas décidé à laisser place au soleil. A neuf heures et demie, les premières lueurs du soleil se montrent enfin ! 

Malheureusement alors que je me dirigeais en direction de la spéciale, j'ai pu apercevoir les anglais en difficulté à l'entrée d'un village. Le tour semble compliqué pour la Cobra toute juste sortie de restauration. Ils y resteront une bonne partie de la journée d'après leurs comptes Instagram respectifs. Aucune chance de les voir donc dans la spéciale suivante. A mon arrivée une Jaguar du plateau 3 vient juste de tirer tout droit dans les buissons. Le radiateur est percé, elle ne pourra pas repartir de suite. J'attends désormais la 911 de Claudio et Macha en espérant avoir un bon passage mais cette dernière n'arrivera jamais... 

Aujourd'hui les participants déjeunent sur circuit avant d'aller en découdre avec le chronomètre, ce qui me laisse alors le temps de me poster à quelques kilomètres du circuit sur une route pour y manger. Le plateau 5 passe, toujours pas de 911...

Arrivé à Magny-Cours, le plateau 4 ne s'est pas encore élancé sur le circuit. J'en profite pour prendre des nouvelles de la Porsche. Elle a bien pris le départ de la spéciale mais fut contrainte de s'arrêter deux kilomètres plus loin suite à un problème de pompe à injection. Le classement s'envole malheureusement pour eux. Au circuit, sans surprise la Ligier JS2 domine tout le plateau 5. La BMW M1 Group IV ne se classe qu'à la onzième position. La GT40 MK I pointe enfin le bout de son capot dans le haut du classement VHC et remporte cette course. Ben Gill s'accroche tant bien que mal à la seconde position alors que Lajournade devra se contenter d'une quatrième place.

Je reprends la route avant même la fin de la course du plateau 4 car il reste encore pas mal de kilomètres. Cet après-midi une nouvelle épreuve spéciale attend les concurrents avant de mettre le cap vers la région lyonnaise. Une spéciale remportée haut-la-main par Florent Jean et Philippe Talabard en Ferrari 308 Gr IV Michelotto avec plus de vingt secondes d'avance sur les deux autres 308 qui complètent le top 3. Claudio Roddaro a semble-t-il pu reprendre la route puisqu'il a signé le cinquième meilleur temps. Concernant le classement général, Lajournade a repris l'avantage sur la GT40 de Chris Wilson mais il doit surveiller les petites Lotus Elan 26 R et Porsche 911 2.0L qui restent toujours présentes. A peine croyable, en régularité, les argentins en Maserati 200 SI finissent premier ex-æquo avec l'Alfa Romeo Giulia TZ numéro 17 !

Il est 21h lorsque je rentre dans l'agglomération de Lyon en compagnie de quelques autos du plateau 5. Je dépose mes affaires à l’hôtel, mange un morceau et vais faire un tour au parc fermé. Le parking n'est pas éclairé du tout et les mécaniciens doivent donc se contenter de leurs lampes pour travailler sur les autos. Pour la plupart, la purge de tous les liquides ou presque est indispensable, certains changent même les freins alors que d'autres se contentent de laver leur monture avant de reprendre des forces pour les prochaines 24h qui les attendent.

Troisième étape : Lyon - Vichy

 

Comme d'habitude, le troisième jour est uniquement disputé sur des spéciales. Pas de circuit au programme donc, et une étape un peu plus courte avec environ 400 kilomètres. Ce matin, c'est sous un ciel menaçant que je me dirige vers le départ de la première spéciale. Les départs du plateau 4 s’enchaînent puis vient le tour du plateau 5. La pluie fait alors son apparition, ce qui me pousse à remonter en voiture. 

Direction la fin de la spéciale pour le plateau 5 et je me retrouve alors au sommet du col du Pilat, qui fut également l'arrivée d'une spéciale en 2016 et qui empruntait la liaison de cette année ! Didier Sirgue reste en tête du classement alors qu'une nouvelle auto fait son apparition dans le top 3, la Porsche 911 2.5L ST de Jérémy Garamond et Gaël Regent. James Cottingham de retour dans la compétition remporte une nouvelle spéciale tandis que Lajournade se classe à la sixième position. 

Comme en 2016, le Tour prend ensuite la direction du Col de l'Oeillon. Très sympathique mais la compétition ne roule clairement pas à la même allure que moi et je me fais doubler par tout le plateau. Alors, comme un signe du destin, je me retrouve avec les véhicules de régularité que je vois pour la première fois en 2019 mais que j'avais également eu en 2016 dans ce même col. Je me rends alors compte de la richesse des deux plateaux et tombe complètement sous le charme de cette Alfa Romeo TZ qui vient du Montana, tout simplement exceptionnelle ! Puis je dépasse la compétition durant la deuxième spéciale du jour avant de m'arrêter sur la route pour manger à l'abri dans la voiture car la pluie tombe à nouveau ! A deux heures, nous sommes toujours en direction du château des Martinanches lorsque la météo se dégrade encore. Malgré tout, je sors pour essayer d'avoir quelques clichés sympas lors de cette grosse averse. 

Avec l'absence totale de déjeuner dans un château l'année dernière, j'essaie d'en faire le plus possible cette année. Nous voici donc arrivés au château de Martinanches à 15h30. Autant vous dire que les concurrents ont pour la plupart déjà mangé sur la route et que l'arrêt est bref. Malgré cela, il vaut tout de même le coup : niché au fond d’un vallon dans un parc et entouré de douves, la cour de ce château du onzième siècle ne peut accueillir qu'une dizaine de voitures. Les autres sont donc garées un peu partout autour du château où les bâtisses adjacentes semblent en rénovation. La scène est plutôt improbable et amusante à la fois !

Me revoilà sur la route, ou plutôt, à la fin de la dernière spéciale du jour. Le bitume est détrempé et d'après le ressenti de Claudio et Macha, la spéciale est très glissante ! Ils signent le quatrième temps à seulement dix secondes de Didier Sirgue. La DeTomaso semble désormais bien attachée à sa première place. En VHC, Cottingham et Smith remportent une nouvelle victoire ex-æquo avec Gaby Von Oppenheim et sa 911 2.0L. Les deux équipages terminent la spéciale en 5 minutes et 11 secondes. Tenir une GT40 dans ces conditions en allant chercher le chrono est alors un défi et la spéciale a eu raison de la Ford aujourd'hui. Chris Wilson et Nigel Williams ont tout de même rejoint l'arrivée mais la voiture est dans un sale état. Plus tard, je m'arrêterai une dernière fois pour les plateaux de régularité avant de prendre la direction de l’hôtel.

 

Un point au classement général après l'étape 3 : Lajournade est toujours premier, Favaro deuxième, Nigel Armstrong troisième sur Shelby Cobra 289 et Chris Wilson reste quatrième malgré sa mésaventure de fin de journée. Le grand perdant du jour est Ben Gill qui a fait une impressionnante sortie de route. La carrosserie est détruite mais le châssis semble selon ses dires encore intact, mais le plus important, c'est que tous deux s'en sortent indemnes ! Nous avions déjà perdu la Stratos verte hier lors d'une sortie de route également. En régularité trois italiennes se disputent la première place, l'Alfa Romeo Giulia TZ, la Maserati 200 SI et une 275 GTB. 

Quatrième étape : Vichy - Tours

 

La plus grande étape de ce Tour Auto nous attend aujourd'hui, 531 kilomètres pour les concurrents et plus de 600 pour moi car je rejoins directement Le Mans ce soir.  Au programme le circuit de Charade, deux spéciales et un déjeuner au château de Chazeron. Avant-dernier jour du rallye, ce qui signifie que l'ordre des plateaux s'inverse. Ce sont donc les plateaux de régularité qui quittent Vichy les premiers en direction du circuit. Et ce sont également eux qui s'élancent les premiers après les ouvreuses et les partenaires BMW et Ferrari sur celui que l'on nomme le "Nürburgring français" dû à ses grands reliefs dans son parc verdoyant. Le ciel est menaçant pour la régularité et la pluie ne se fait pas attendre longtemps et s'abat brutalement sur le plateau 3. Je passe donc à l'abri dans la voiture puis je ressors pour le plateau 4. Il est remporté par la vaillante GT40 MK I, qui après une bonne nuit de réparation et un peu d'adhésif à l'arrière est de nouveau en compétition ! Malgré les conditions, John of B remporte sa première victoire à bord de sa Ligier JS 2 DFV ! Claudio n'ayant pas pris part à la dernière course à Magny-Cours, il est contraint de partir en queue de peloton. S'en suit une magnifique remontée de sa part que vous pourrez vivre en caméra embarquée dans le reportage qui lui sera dédié, pour finir à la douzième place, soit 17 dépassements. La petite 911 est agile sous la pluie ! 

Je suis parti pendant la course du plateau 4 afin de prendre de l'avance et d'atteindre la fin de la spéciale. Nous nous enfonçons alors dans le parc des volcans d'Auvergne, les paysages sont sublimes mais je me force à ne pas m'arrêter avant la spéciale. La septième spéciale du Tour n'est d'autre que la montée du col de la Croix Saint-Robert, empruntée notamment par le championnat d'Europe et de France de la montagne. J'arrive sur place sur les coups de midi lorsque la fin du plateau 3 atteint les 1451 mètres d'altitude. J'apprends alors qu'un peu plus tôt ce matin lorsque les régularités ont gravi le col, il neigeait fortement en haut de celui-ci ! Pas étonnant puisque la température approche maintenant les 0°c. Les premières autos du plateau 4 arrivent et James Cottingham s'offre une nouvelle victoire devançant deux 911 2.0L et deux Elan 26 R. 

 

Le soleil fait alors son apparition et la piste mouillée s'évapore ce qui nous offre un magnifique spectacle et l'une des plus belles images de ce Tour Auto 2019. Mais la sortie de route au début de la spéciale de Jean-Pierre Lajournade met un terme au spectacle trop rapidement... 40 minutes plus tard, le temps de dégager la Type-E endommagée, la piste est désormais sèche et les rugissements de la Ligier JS 2 lancent le bal du plateau 5 ! Florent Jean et Philippe Talabard signent le meilleur chrono avec leur Ferrari 308 Gr IV Michelotto, devant Jean-Maurice Rey et Sébastien Eberhard en Porsche 911 Carrera 3,0L RS. Claudio Roddaro et Macha Vananty complètent le top 3 à seulement cinq secondes de la première position ! 

Il est près de quatorze heures lorsque je repars de ce merveilleux endroit et la route est encore longue avant d'arriver au Mans ! Je coupe une bonne partie du roadbook pour récupérer le plus d'autos possibles mais les voitures de tête en régularité ont plus de trois heures d'avance. Finalement, je n'aurais réussi qu'à devancer légèrement le plateau 5 avant de lâcher le tour pour aujourd'hui et de me diriger vers Le Mans. 

 

Lors de la dernière spéciale du jour qui, pour la compétition, s'est déroulée au coucher de soleil, Gaby Von Oppenheim et sa 911 2,0L finissent cinq secondes devant la Cobra 289 des anglais, qui devance Yves Badan et Raphaël Favaro. Ces derniers ont désormais hérité de la première place au classement général suite à l’abandon de Lajournade ! En régularité, l'écart est encore très réduit mais c'est la Studebaker Coupé Champion qui se hisse en tête du classement. 

Cinquième étape : Tours - Deauville

 

Pour cette dernière étape du Tour Auto, les concurrents rallient Tours aux bords de mer de Deauville. Mais avant le champagne sur la plage, 431 kilomètres, le circuit Bugatti du Mans et deux spéciales sont au programme ! J'attends les premiers concurrents quelques centaines de mètres avant le virage d'Indianapolis, sur le circuit des 24 heures, qui est une simple départementale en dehors des 24 heures et du Mans Classic. Ensuite, je file sur le circuit où je resterai une grande partie de la matinée pour voir les plateaux de régularité sur circuit. La pluie fait alors son apparition, mais elle n'empêche pas Eric Hamoniau et Edouard Lotthe d'être les plus réguliers en VHC avec leur 250 GT Lusso. Côté H-I, ce sont les Argentins en 911 2,7L RS qui remportent l'épreuve. Je décide de prendre de l'avance sur la compétition alors que le plateau 3 entre en piste pour les essais et je me dirige directement à la première spéciale de la journée.  Sous une pluie mitigée, les américaines raflent la mise au Mans en s'emparant des trois premières places : les premiers sont Cottingham et Smith en Shelby Cobra 289, suivent en deuxième Wilson et Williams en Ford GT40 MK I et on retrouve en troisième position Freeman et Armstrong en Shelby Cobra 289. La Ligier JS2 de John of B remporte inévitablement la course du plateau 5, suivie par une 308 Gr IV et une 3.0l RS.

Changement de décor radical pour les spéciales, en pleine campagne, les tracés traversent champs et villages avec très peu de dénivelé mais des routes très étroites. Du vent et de la pluie, je profite de ces conditions pour délaisser l'appareil photo et profiter du spectacle visuellement. Puis vient déjà l'heure du déjeuner à la halle au blé d'Alençon. Je saute cette étape et me positionne quelques kilomètres plus loin dans le roadbook dans une forêt verdoyante des Alpes Mancelles. Les classements étant déjà quasiment définitifs, les plateaux se mélangent plus on approche de Deauville. L'après-midi va donc être difficile pour suivre les autos avec les trois plateaux de compétition regroupés en un seul grand. Mais peu importe, l'arrivée approche et l'heure des festivités aussi ! 

Nous voilà arrivés à Deauville, finalité de ce Tour Auto 2019 ! Pour la première fois, j'assiste à l'arrivée des vainqueurs. Bien que les anglais Cottingham et Smith aient largement dominé l'édition en remportant 10 épreuves sur 15, leurs déboires mécaniques, arrivés tôt dans la semaine sur la Cobra flambant neuve, les ont cependant privés d'une nouvelle victoire. Puis les autres prétendants au titre ont également connu des soucis, laissant alors la compétitivité, l'agilité, la robustesse et la régularité de Raphaël Favaro et de Yves Badan avec leur Lotus Elan 26R remporter un deuxième Tour Auto consécutif ! Félicitations à eux ! Le podium est complété par une autre Lotus Elan 26R et une Porsche 911 2.0L. Comme quoi, pour gagner, il ne suffit pas d'avoir la plus puissante !

 

Dans le groupe G, la victoire revient à l'Alfa Romeo 1750 GTAM de Timm Meinrenken et Lara Meinrenken-Schwiering. En H-I, c'est Didier Sirgue et Jean-Michel Carriere en De Tomaso Pantera Group IV qui l'emportent avec trois minutes d'avance sur John of B et sa Ligier JS 2 DFV. François-Xavier Entremont et Jacques Entremont complètent le top 3 avec leur Ferrari 308 Group IV Michelotto. La BMW M1 Group IV ne finit que dixième mais c'était un régal de voir une telle auto évoluer sur les routes de France alors merci au propriétaire de ramener de la fraîcheur dans ce TAO 2019 !  Grand habitué du Tour Auto, Jean-François Penillard remporte une nouvelle fois l'indice de performance au volant de sa Porsche 356 Pre A 1300. Ce sont d'ailleurs trois Porsche 356 qui se placent aux trois premières places. 

 

Du côté de la régularité, la Ferrari 250 GT Lusso l'emporte avec 39 secondes d'avance sur les argentins Alejandro Oxenford et Jose Luis Celada en Ferrari 275 GTB et leurs amis Tomas Hinrichsen et Solange Mayo avec leur Maserati 200 SI. Les Scalise terminent au pied du podium avec leur Alfa Romeo TZ. Dans le Groupe G, c'est une Volvo 122 S qui fut la plus régulière alors que dans le groupe H-I c'est une nouvelle fois la Ford Escort Mexico qui l'emporte !

Une nouvelle édition du Tour Auto historique s'achève au soleil couchant. Une édition très disputée et très difficile avec des changements de météo fréquent accompagnés de températures diverses. Il suffisait de voir l'état des autos sur les pelouses de Deauville pour affirmer que le Tour Auto n'a rien à envier à l'épreuve automobile de l'époque. Les mécaniques sont fatiguées, les pilotes et copilotes tout autant, aller ! Une année de repos et on recommence ! Rendez-vous en 2020 avec un nouveau parcours pour la vingt-neuvième édition !

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