Le Mans Classic - suite du samedi 5 juillet


Avant de vous parler de quelques autos du rallye et vous en montrer les photos, décrivons un peu le rallye. Commençant au Mans le 6 Juillet, le "250 Tornano a Casa" (les 250 retournent à la maison) se terminera à Maranello le 11 Juillet, cinq jours plus tard. Ce rallye voit le jour à l'initiative de Brandon Wang, célèbre milliardaire collectionnant les Ferrari, qui semble-t-il a l'air d'aimer le Mans Classic. Malheureusement, la majorité des autos ont effectué le rallye en camion, mais certaines ont quand même arpenté les routes Françaises et Italiennes.

 

 Terminons par la liste des engagés (modèle/couleur/plaque).

 

250 GT LWB Berlinetta Zagato, Bleue-Blanche, MI 312234 
250 GT LWB TDF Berlinetta Scaglietti, Bleue Claire, PCI 20 K
250 GT LWB TDF Berlinetta Scaglietti, Rouge, 512 UXV
250 TR Spider Scaglietti, Rouge, 944 WFM
250 TR 59/60 Spider Fantuzzi, Rouge, 566 RSH
250 GT Cabriolet Series I Pinin Farina, Grise, YFF 178
250 GT LWB California Spider Scaglietti, Rouge Foncée, BSL 175
250 GT LWB TDF Berlinetta Scaglietti, Rouge, 5670 ZF 75
250 GT LWB California Spider Scaglietti,  Grise, 1451 GT 
250 GT LWB Interim Berlinetta Scaglietti, Blanche, OSL 385
250 GT LWB Interim Berlinetta Scaglietti, Rouge-Blanche, PPP 56
250 GT SWB Coupé Bertone, Grise, 9R 4567
250 GT SWB California Spider Scaglietti, Grise, GSL 719
250 GT SWB Berlinetta Scaglietti, Rouge, ACN 33 N0250
250 GTE 2+2 Coupé Pininfarina, Rouge Foncée, Roma 638846
250 GT SWB California Spider Scaglietti, Bleue Claire, 3 MTO
250 GTE 2+2 Coupé Pininfarina, Noire, HGF 822 T
250 GT SWB California Spider Scaglietti, Bleue Foncée, EFC 39 A
250 GTO Series 1 Berlinetta Scaglietti, Bleue Foncée, EFC 31 A
250 GTO Series 1 Berlinetta Scaglietti, Rouge, WEC 2
250 GTO “LMB Body” Berlinetta Scaglietti, Rouge, GGH 3763
250 GTO Series 1 Berlinetta Scaglietti, Rouge, 200 FBS
250 GT/L Berlinetta Scaglietti, Rouge, FNA 342 C
250 GT/L Berlinetta Scaglietti, Grise, ME-ON 135 H

 

 

Ça y est, la parade commence. Le nombre de millions à défiler mes yeux est aussi élevé qu'impressionnant. Voici une vue d'ensemble, pour commencer.

Commençons les présentations avec les ouvreuses, les deux Ferrari 250 Testa Rossa. La numéro onze est 0774TR, une TR59/60, victorieuse au Mans en 1960. Personnellement, je n'aime pas son style en général, mais les détails sont sympathiques à regarder de près. Dernièrement, on a pu la voir au Festival of Speed de Goodwood, en 2010, et au Concours d'Elegance de Peeble Beach, en 2004 et 2009.

Derrière elle se trouve 0728TR, victorieuse aux 24 heures du Mans 1958, aux mains de Phil Hill et Olivier Gendebien, troisième de la Targa Florio de la même année. Cette auto rentra en 1982 dans la collection Française du Mas du Clos, celle de Pierre Bardinon. Désormais, elle appartient à Michael Kadoorie, venant de Hong-Kong. Ses formes me plaisent beaucoup plus. En 2006, vous pouviez la voir au Goodwood Revival, et en 2012 ici même, dans l'enclos du "Le Mans Heritage Club". Aujourd'hui, le passager n'est autre que Jean Todt. Je suis assez satisfait de cette photo.

 Voici la 250 SWB revue par Bertone, déjà présentée dans la page précédente.

Derrière elle se trouve 0923GT, une California LWB, propriétée comme de la SWB Bertone de William Heinecke. Elle lui a été vendue en 2008. Superbe configuration selon moi.

 Et voila l'arrière du troupeau.

 A mon grand plaisir, les autos effectuent plusieurs tours de piste. Voici 5085 GT, une 250 GT Lusso.

Le niveau du plateau est quand même assez exceptionnel. Deux 250 Interim sont présentes, 1519 GT et 1509 GT, sur cinq survivantes. 1519 GT était présente récemment à la Villa d'Este, mais depuis elle a gagné son numéro 777. 1509 GT est quand à elle la propriété de Syed K. Mohammed. Stylistiquement parlant, les Interim se rapprochent de la 250 SWB, que je préfère d'ailleurs. 

Parlons donc de la seule 250 SWB d'origine du Plateau. Elle vient de loin, puisqu'elle est immatriculée au... Japon ! Il s'agit de 2521GT, le dixième exemplaire produit, qui est propriété de Junichiro Hiramatsu, un grand passionné de la marque.

Pour clore le chapitre SWB/Interim, voici une comparaison. Elles sont très similaires, la Interim est juste un peu plus carrée (vitres, forme globale, ...).

Voici 0811 GT, une 250 GT Pinin Farina Cabriolet Serie 1, propriétée de Sir Michael Kadoorie depuis 1998. C'est également lui qui possède 0728 TR.

Passons aux GTO. Commençons avec celle qui termina deuxième aux 24 heures du Mans 1963, première de sa classe, première aux 500 kilomètres de Spa la même année, ou encore première de sa classe aux 12 heures de Reims, 4293 GT. Plus récemment, elle a participé aux 35ème, 40ème, 45ème et 50ème anniversaire de la 250 GTO, le dernier ayant fait escale au Mans Classic en 2012. Elle est  propriété de Chip Connor.

 Revoilà 4757 GT, déjà présentée dans l'article précédant et qui écume pas les événements.

Voici la GTO de Brandon Wang, 4219 GT, l'organisateur de l'événement. Je l'ai déjà vue quatre voir cinq fois.

Et pour en terminer avec les GTO, voici une "LMB Body", 4713 GT. Elle porte encore la plaquette du 50ème Anniversaire... On sent l'auto qui ne sort jamais ! Elle termina sixième aux 24 heures du Mans 1963.

Les tours de circuit consacrés au rallye se terminent, et j'en profite donc pour vous présenter ma Ferrari 250 préférée, 0515 GT. Il s'agit à la base d'une Tour de France, mais elle a été re-carrossée par Zagato, et j'adore, j'adhère !! Mon auto préférée du weekend assurément. Elle appartient à David Sydorick depuis quinze ans et a eu un nombre insensé de propriétaires.

 Je redescends vers les parkings et tombe sur cette Morgan Aeromax plutôt originale.

Soudain, alors que je fais 2-3 photos, les voitures du "Le Mans Heritage Club" passent devant moi. Voici ce que je retiens.

 

1/ Voici une Talbot Lago T26 GS, numéro de châssis 110 059. La Talbot participa aux 24 heures du Mans 1951 et 1953. Elle termina deuxième en 51, aux mains de Pierre Meyr et de Guy Mairesse.

 

2/ Cette voiture a une histoire compliquée. Il s'agit à la base d'une Ferrari 290 MM Spyder, s/n 0606, qui garda sa carrosserie d'origine jusqu'en 1959. Cette année-là, elle est convertie aux spécifications des Testa Rossa de 1959. Dans les années soixante, alors que l'auto est propriété de Chico Landi, Rio Negri meurt à son volant durant les 500 kilomètres d'Interlagos, l'auto est détruite et l'épave arrive dans les mains du cousin de Landi, Camilo Christofaro. Puis la Ferrari est reconstruite à partir du chassis qu'il restait avec les plans d'usine de 0726TR, et en 1985 elle refait son apparition avec un moteur de 250 GTE et sa carrosserie de Testa Rossa. C'est comme ça qu'elle est aujourd'hui présentée.

 

3/ Cet exemplaire est une Porsche 911 RSR à la déco Martini qui a terminé quatrième en 1973. Ce prototype est couramment appelé "Mary Stuart", nom donné à son becquet. Il y aurait seulement deux exemplaires dans cette configuration. En 2005, cette Porsche est retrouvée dans son état d'origine et en 2012 elle est vendue à Ronald Hugues, résident de Monaco. Depuis, l'automobile a été examinée par Jürgen Barth et a été exposée à Reims à l'occasion des quarante ans de la 2.7L RS.

 

4/ Encore un véhicule à l'histoire ambiguë. Il s'agit d'une réplique (!) de Porsche 917K, ayant couru les 24 heures du Mans en 1981. Baptisée K81, elle est l'imagination des frères Kremer (Kremer Racing) et est présentée comme une évolution ultime, douze ans après la première 917... Le projet est soutenu par l'usine qui donna aux deux frères moteurs et plans. Malheureusement, l'auto est moins rapide que ce qui était espéré. Elle plafonne à 300 km/h tandis que ses concurrentes son lancées à près de 340 km/h. Finalement, elle abandonna. Néanmoins, à Brand Hatch, la 917 se révéla plus rapide, menant même la course par moment.

Puis c'est au tour des autos du stand Porsche de passer devant moi. Je retiens cette 935, châssis 935/77 #005, ayant gagné en 1977 les 6 heures de Silverstone, Watkins Glen ou encore Brands Hatch.

Quelques autres voitures de l'Heritage Club passent peu après.

 

1/ La Talbot Lago présentée ici est une Talbot Lago Grand Sport Coupe, carrossée par Contamin, numéro de châssis 110105. Elle participa cinq fois aux 24 heures du Mans, cinq années de suite, de 1949 jusqu'à 1953.

 

2/ Gordini T15S, très belle dans ce léger bleu selon moi ! J'aime ce genre de barquettes.

Une fois ces quelques automobiles passées, je prends la direction des clubs où quelques perles m'attendent. Cette fois, je prendrai un peu plus de temps !

 

 

Quand soudain, un monstrueux bruit de moteur se fait entendre ! C'est en fait la McLaren F1 GTR qui revient sous sa tente.

Puis c'est au tour des "Little Big Mans" de passer devant moi, sous les applaudissements du public pour ces coureurs en herbe !

Une fois ces quelques animations derrière moi, je reprends ma visite dans les clubs, et plus particulièrement chez Porsche. Le club est visiblement très actif, les auto viennent des quatre coins d'Europe ici, et on en compte près d'un millier. De plus, c'est coloré, et les autos ne sont pas trop mal placées. 

A présent, je me dirige vers la structure EFG, qui doit être à facilement 500m. Un mal pour un bien, quand on voit ce qui est présent. Globalement, cela reste quand même les mêmes autos qu'hier mais peu importe.

Gros gros coup de coeur pour cette réplique qui se veut être une Rolls Royce "Handle Special". Elle fait un de ces bruits !

 Je repasse au camping du Houx où est présente une 997 Sport Classic.

En me baladant, je tombe sur la mise en pré-grille du Plateau 2 a l'entrée des clubs. Voilà quelques photos !

 

 

 Puis j'arrive enfin à capturer la Jaguar F-Type Project 7, qui m'échappait jusque là.


 

Je m'évade à présent dans les paddocks, ce sera la seule fois du weekend ou j'aurais le temps d'y mettre les pieds, et encore, seulement dix minutes car je devais rejoindre mon père.

 Ce dernier rejoint, je peux donc m'arrêter un peu plus longuement devant la Type C et son transporteur.

Tout à coup, certaines 250 partent.

Il ne me semble pas vous avoir présenté 2383 GT, qui appartient à Brandon Wang comme la 250 GTO bleue. Il s'agit d'une 250 GT California Chassis Court alu.

Ce soir, je vais au camping de Maison Blanche, car on y annonce une Diablo GT orange, ainsi que la XJ220 S jaune qui y a ses habitudes. Sur le point de sortir du circuit, je fais quelques photos sur les stands des expositions statiques.

J'arrive au camping...

Je shoote la Diablo, qui est en fait entourée par deux autres Diablo. Plus tard dans la soirée, j'apprendrai qu'il s'agissait de répliques. Elles sont vraiment bien faites, c'est très très frustrant après-coup !

 Le camping est quand même situé à deux pas de la piste, petite compensation...

Je me remets en route, cette fois direction mon camping car je commence à vraiment être fatigué et mon téléphone est à nouveau pratiquement vidé de sa batterie. Je trouve cette Triumph TR3 et cette Aston Martin V12 Vantage S. Dans deux ans, il faudra que je m'organise mieux à l'avance face aux imprévus tels la pluie, la fatigue, les diverses batteries, les embouteillages, les repas, les moments pour dormir, etc... En tout cas, ce sont mes dernières prises de la journée.


Dernière matinée sur le circuit, départ et adieux...


Ce matin, c'est la pluie qui me réveille. C'est donc une très mauvaise matinée qui s'annonce, un peu comme celle d'hier. Bien que levé à sept heures, c'est à seulement neuf heures que nous commençons à plier la tente. Et c'est à dix heures que l'on lève le camp. Mais il recommence à pleuvoir, et ce ne sont pas des fines gouttes qui s'abattent sur notre Dyane ! On finit par se résilier à aller se balader dans Arnage, pour trouver quelques autos. Hélas, il n'y a pas grand chose non plus. Il va m'être dur de rattraper cette matinée, partie dans la mauvaise direction...

Une fois la pluie calmée un petit peu, j'arrive à aller dans un camping. Malheureusement, tout est plus ou moins parti et il ne reste plus grand chose. Il faut vraiment que je consacre un timing pour les campings pour les prochaines éditions, car là, c'est un raté total !!

Il est désormais l'heure de partir, et voici la dernière belle auto que j'aurais vu ce weekend, la 288 GTO présente ici depuis Vendredi. Au revoir Le Mans ! En espérant enfin avoir une météo convenable pour les prochaines éditions, car là c'est à croire que le circuit possède un micro-climat !

Le bilan ? Mitigé. La météo fut capricieuse, je n'ai pas pu faire tout ce que je voulais à cause de nombreux imprévus, il y a eu des énormes ratés ou encore des autos cachées à vingt kilomètres du circuit. Je n'ai pas vu tout les plateaux tourner, en revanche ceux que j'ai vu tourné, je les avais déjà vu trois fois. Mauvaise organisation encore, et ce n'est pas la pluie qui aide. La journée du jeudi, j'essaierai de ne plus y aller le soir, car on m'a refusé des photos, et ce pour aucun motif. De plus, j'aurais vu beaucoup de raretés si j'y avais été en pleine journée. Raretés qui ne se montreront plus du weekend. Côté photos, pas de coup de foudre. Je n'ai pas pu aller sur la piste la nuit, faute à ma fatigue et celle de mon père. J'ai le sentiment de ne pas avoir vraiment profité de mon accréditation, c'est comme si j'avais seulement eu l'entrée gratuite. Là encore, mauvaise organisation de ma part. Je le dis, je le répète je le sais mais il faut l'avouer. Dernièrement, j'ai cassé mon disque dur, perdant au passage quelques photos non traitées de l'événement donc j'aurais peut-être eu besoin. Bref.

Pour les points positifs, bien sûr les plateaux sont exceptionnels, de nouvelles rencontres et quand même de bons moments. Des clubs toujours plus garnis. En espérant que Matthieu puisse être là, pour assister à cet événement magique, dans deux ans !

 

                                                                    - Nino -