RM Auctions aux Invalides - 2015


Après la magnifique édition de 2014, RM Auctions revient aux Invalides pour Rétromobile et nous sommes de nouveau présents !  Comme en 2014, nous sommes invités à la vente aux enchères qui se déroule le mercredi soir, à dix-neuf heures. Et ça tombe bien, car nous pourrons y assister 

 

Sans plus tarder, passons au tout premier lot, le lot numéro 101. L'année dernière, c'était une Countach, cette année, ce sera une Ferrari 166 MM. La sculpture est en fil de fer, elle est censée avoir été construite il y a quarante ans par M. Giancarlo Guerra.

 

Estimée entre 60 000 euros et 80 000 euros, elle sera vendue à 20 475 euros.

Le lot numéro 102 est un moteur Ferrari.  Le moteur Ferrari F121 est l'un des plus expérimentés de la marque. C'est un V8 alimenté de deux turbos et sans convertisseurs catalytiques, il prétend développer plus de 400 chevaux. Conçu avec l'aide de M. Nicola Materazzi, qui a, rappelons-le, également conçu le moteur de la Lancia Stratos, Ferrari 288 GTO, F40 ou encore de la Bugatti EB110, ce serait l'un des trois seuls moteurs appartenant maintenant au Musée Ferrari. Il partira pour quelques 28 025 euros.

 

Cette Ducati Desmosedici RR "G8" est comme neuve, jamais mise en route. Estimée entre 70 000 euros et 90 000 euros, la Ducati s'est vendue à 43 875 euros.

Voici la première "vraie" voiture ! Vous allez nous dire, "elle n'a rien d'exceptionnel, c'est une 2CV..." mais non, vous avez tort. Cette 2 CV est l'un des derniers exemplaires de la série limitée Charleston, équipé du moteur le plus puissant de la Citroën, un flat-twin refroidi par air de 29 chevaux. Tout simplement impressionnant !!! Cette auto "comme neuve" est estimée entre 10 000 € et 15 000 € et partira à 14 000 €.

Vous souvenez-vous de la Maserati "Double Bubble" de ChantillyVoici un autre modèle "Double Bubble" réalisé par Zagato, il s'agit d'une Fiat-Abarth 750 GT coupé (châssis n°750.149 430930).

 

Pendant trente années, cet exemplaire était entre les mains d'un Californien avant d’être racheté il y a pas très longtemps par un autre Californien, Dana MacDuff. MacDuff remplaça le moteur qui commençait à se faire vieux par un moteur Abarth Mille Miglia 750. Des marques d'anciens numéros sur le capot et les portes montrent une activité en compétition dans les années soixante-dix... Quatre ans après l'achat de MacDuff, elle passa dans les mains de l'actuel propriétaire. Celui-ci l'a faite restaurée, pour obtenir ce résultat, qui est tout simplement superbe. Elle est estimée entre 70 000 € et 90 000 €, et elle sera finalement vendue pour 75 600 €. Elle vaut à nos yeux beaucoup plus !

Voici le lot numéro 110, une Tatra T87. Cette voiture aux lignes inconnues est une voiture d'avant-guerre, et elle aurait par ailleurs inspiré les designers et ingénieurs de la Volkswagen Coccinelle. La Tatra à ensuite longtemps été oubliée des collectionneurs. L'actuel propriétaire lui a refait une beauté en Allemagne, fin 2013, avec une grande attention portée aux détails. Ce soir, elle pose devant nos objectifs avec une nouvelle sellerie en cuir, une nouvelle structure en bois et bien d'autres petits détails. Estimée entre 125 000 euros et 175 000 euros, elle se vendra finalement pour 115 000 euros.

 

Portant le numéro de châssis BEX 266, cette AC Ace Bristol correspond au tout dernier modèle à la spécificité « coffre long ». Ce qui fait d'elle une vraie merveille c'est aussi, sans doute, sa restauration. Repeinte dans sa teinte d'origine "rouge iris", à l'intérieur on retrouve une sellerie en cuir rouge en harmonie avec les moquettes, la capote et le couvre-tonneau de la même couleur. Le moteur aussi à été restauré et un peu amélioré, il développerait alujourd'hui une puissance de 120 ch. Estimée entre 200 000 euros et 260 000 euros, elle partira pour 224 000 euros.

Nous en voilà arrivés au lot numéro 115 : une création... originale ! Prenant la base d'une Jaguar XK120, un passionné, pour ne pas le nommer Tony Brown, avait l'énorme envie de réaliser une réplique fidèle jusque dans les détails de XKC 002, une Jaguar Type C modifiée à l'époque. En 1951, Jaguar remportait les 24 Heures du Mans. En 1952, ils avaient toujours soif de victoire. Mais leur auto était trop lente. C'est pour cette raison qu'est crée la Jaguar Type C Aerodynamic... Bref, cette recréation fidèle, estimée entre 250 et 350 000 euros, a pu être récemment observée au Festival of Speed de Goodwood, en 2011. Elle a été vendue 257 600 euros.

Le lot numéro 121 est une superbe  Lancia Stratos HF Stradale jaune. Passons outre la couleur, qui est il faut le dire superbe. Cette Stratos n'a pour le moment connu qu'un seul propriétaire, et a parcouru quelques 39 000 km. Elle sera livrée à son futur propriétaire avec son immatriculation d'origine... Aucune modification n'a d'ailleurs été apportée depuis sa livraison. Une auto authentique, dans une configuration sublime, que demander de plus ?

 

Estimation : 350 à 450 000 euros.

Vendue pour la coquette somme de 386 400 €.

Lancia Belna Eclipse, carrossée par Pourtout. Avec seuls deux exemplaires survivants (l'autre est aux Pays-Bas), nul besoin de vous prouver la rareté de cette auto. Ce modèle-ci fut primé à plusieurs reprises lors de divers Concours d'Elegance très prestigieux (peut-être pourra t'on l'admirer lors du prochain concours d'Elegance de Chantilly, qui sait...). Estimée entre 300 000 et 375 000 euros, sans prix de réserve, cette fabuleuse Lancia partira pour 212 800 €.

Lot numéro 125 : Lamborghini Countach LP400 "Periscopo"

 

A présent, nous sommes devant l'une des trois Countach de la vente. Mais celle-ci est la plus belle, la plus désirable, la plus onéreuse, etc... avant-tout car c'est une LP400 ! Vendu neuf en Australie (où la Countach resta 36 ans), mais pris en possession à l'usine, cet exemplaire est donc équipé d'un volant à droite. Elle a connu quatre propriétaires et près de 60 000 km. Des bruits de couloirs attribuent sa propriété actuelle à Valentino Balboni. Elle est estimée au-dessus du million d'euros mais, elle ne se vendra pas ce soir...

Lot 126 --> Lancia Flaminia Sport Zagato. Sublime. Voilà le mot qui nous vient à sa vue. Elle est simplement superbe dans ce coloris. L'auto est très bien entretenue, elle a bénéficié d'une restauration en 1994. Son compteur enregistre, quant à lui, un peu plus de 50 000 kilomètres. Elle est estimée entre 260 000 et 320 000 euros, vendue 302 400 €.

Voici à présent le lot numéro 127. Une Porsche 356 Pre-A Speedster qu'aucun adjectif ne pourrait réellement décrire. Cette 356 est sortie d'usine blanche avec une sellerie noire, en 1955. En 1984, elle passe chez son second propriétaire. Mais deux ans après, elle fut vendue et rachetée par Kermit Heim, un passionné de 356. Il consacra les deux années suivantes à sa restauration. A présent, elle est de teinte igue-marine, avec une sellerie beige, sublime. Vendue aujourd'hui par son quatrième propriétaire, elle est estimée entre 225 000 euros et 250 000 euros. Elle sera vendue à 225 000 euros bien que Matthieu n'aurait pas hésité à enchérir un peu plus, si seulement il le pouvait !  

Nash-Healey Roadster --> lot 131. Cette voiture méconnue est bien rare sur le territoire Européen, et son estimation (60 000 - 80 000 euros) n'est pas affolante ni délirante par rapport au reste des lots. Il s'agit d'une belle occasion ! Le modèle présenté ici est "matching numbers", et cette Nash-Healey a passé vingt-cinq années de sa vie en Hollande, dans un entrepôt. Avant de l'acquérir, il faudra mieux la réviser !

 

Vendue pour 72 800 euros.

 

Cette De Tomaso Mangusta a connu une bonne partie de sa vie dans un musée, en Allemagne. Durant cette vingtaine d'année, elle a donc peu roulé... Il faut noter qu'on ne savait pas où elle était avant d'arriver dans ce musée ! La majorité des éléments sont d'origine sur cette voiture. Par ailleurs, nous la trouvons assez disgracieuse, elle a trop d'éléments en surplus selon nous... Estimée entre 120 et 160 000 euros, elle partira finalement à 168 000 euros.

Lot 135 : Ferrari 250 GT Lusso

 

Son officiel étant "250 GT/L", cette Ferrari est couramment appelée 250 GT Lusso. Ce modèle a été présenté au Salon de Paris 1962. Peu d'infos circulent sur cette Lusso. On sait qu'elle est gris argenté à l'origine, et qu'elle a été repeinte en rouge dans les années 80. Elle a été vendue neuve en Italie, puis elle est partie aux Etats-Unis, d'où le propriétaire actuel la rapatrie. Cette Lusso était présente au Mans Classic cette année. Elle est propriété de Brandon Wang ! Il s'agit encore une fois d'un exemplaire "matching numbers". Aujourd'hui, avec les côtes qui s'envolent, elle est estimée entre 1 600 000 et 1 900 000 euros. Elle sera vendue à 1 624 000 €, meilleur résultat de la vente.

 

Ce Speedster aux spécifications US a parcouru seulement 12 000 km en 26 ans. C'est une version 3.2, de 1989, ce qui permet de la différencier, si l'on passe outre son look, de la 997 Speedster. Son premier propriétaire était un américain, celui-ci l'a ensuite vendue et faite expédiée en Grèce à son nouveau propriétaire. Sa rare combinaison de couleurs permet de sortir des éternelles 911 Speedster rouges : elle est verte foncée ! Avec cela, on se rapproche de la perfection. Estimée entre 140 000 € et 180 000 €, elle sera vendue pour 179 200 euros.

Nous voici désormais face à un des lots phares de la vente ! Le lot 137 est attribué à une Alfa Romeo, une 6C 2500, estimée aux environs de deux millions d'euros. La particularité de cette voiture, c'est son historique. Sortie d'usine juste avant l'éclat de la Seconde Guerre mondiale, cette belle Alfa Romeo, carrosserie Touring, fut livrée en cadeau à la maîtresse de Mussolini, Claretta Petacci. Il y a seize exemplaires de cette automobile. Elle possède toujours actuellement sa carrosserie, son moteur et son châssis d'origine. 

 

Alors que la guerre se termine, Claretta part de son village pour rejoindre Mussolini, ce dernier voulant fuir le pays. Pour ce voyage, elle prendra cette 6C 2500 ! Mais alors qu'elle le rejoint, ils se font arrêter. Peu après, ils furent exécutés, et l'Alfa fut confisquée par la police italienne. Elle est rachetée dans la foulée par quelqu'un qui la donna à son oncle, ce dernier la revendant 300 $ à un certain Ron Keno en 1970. S'en suivent plusieurs échanges pas particulièrement intéressants. Elle fut présentée en 2007 à la Villa d'Este, où elle remporta sa catégorie, mais aussi à "Salon Prive", à Londres en 2011, où elle obtenu le "Best of Show" ! Finalement, l'auto ne se vendra pas lors de cette vente... Ce qui est bien dommage... 

 

Livrée en octobre 1961 à son premier propriétaire, cette Ferrari 250 GTE était alors grise, intérieur bleu. Dix ans plus tard, la voiture traverse l'Océan et se retrouve aux Etats-Unis. En 1988, elle retraverse l'Océan, où un collectionneur décide de l'offrir à sa compagne. Ce dernier décédé, l'auto part en Colombie-Britannique, où Brandon Wang, l'actuel propriétaire, en fera l'acquisition. Elle fut repeinte en bordeaux dans la foulée... Estimée entre 270 et 320 000 €, vendue pour 252 000 €.

Le lot suivant, le lot numéro 139, est une sublime Aston Martin DB5 "matching numbers" en conduite à gauche. Ce modèle très célèbre pour ses apparitions répétées dans les "James Bond", est une valeur montante actuellement. Sa cote explose. Il n'est donc pas étonnant d'en retrouver dans toutes les ventes. Petite particularité de cet exemplaire, outre les pneus blancs bordant les jantes que nous trouvons horribles, il possède un système d'air conditionné, comme une trentaine de DB5. En 1984, la DB5 a effectué une restauration complète chez Richard Stewart, un spécialiste Aston Martin à Londres. Elle reçoit alors sa nouvelle peinture, bleu foncé, au lieu du "Dubonnet Red" originel. Cette DB5 a seulement connu trois propriétaires, et n'aurait parcouru seulement que onze mille kilomètres ! Il était assez intéressant de jouer sur les couleurs lors de l'expositions, mais le résultat n'est pas très probant. Estimée entre 550 000 et 700 000€, elle s'est vendue 840 000 €

Lot numéro 140 : Bentley R-Type Continental Sports Saloon, carrosserie Franay

 

Franay a carrossé cinq Bentley R-Type, dont celle-ci. Celle-ci, qui d'ailleurs, reçoit une carrosserie unique. Son second propriétaire, Monsieur Arnison-Newgass, prend la voiture avec lui lors de ses voyages. Ainsi, on apprend que l'auto est déjà allée en Afrique du Sud, en Suisse, ou encore en Angleterre. Décidément, ses propriétaires ont décidé de la faire voyager ! Tom Solley, qui l'a acquise en 1995, l'a emmenée en Inde, par exemple ! Aujourd'hui, l'auto est équipée de ses sièges baquets d'époque, tout en restant plus que classe. C'est une belle opportunité d'acquérir une auto sublime à l'histoire étonnante. Estimée entre 660 000 € et 720 000 €, elle ne sera pas vendue...  

Lot numéro 141 : Bentley 4¼ L Sports Coupé “Honeymoon Express”, carrossée par Park Ward

 

La Bentley qui nous est proposée ici possède une carrosserie unique. "Honeymoon Express" se traduit par "Express pour lune de miel", comprenez une auto rapide et très classeCette Bentley un peu spéciale avait été à la base construite pour faire le "show". Ainsi, on la voit à plusieurs salons, et elle ne possède pas l'équipement "de base". Durant la Seconde Guerre Mondiale, son propriétaire l'avait mise en couleur camouflage, par peur des bombardements ! Par la suite elle resta une quarantaine d'années chez un certain Monsieur Richemond, qu'il la garda jusqu'en 2002. Plus récemment encore, elle fut restaurée pour la bagatelle de 350 000 euros, inutile de dire qu'il s'agit d'une Bentley en parfait état ! Estimée entre 600 000 et 725 000€, elle a été vendue 672 000 €

Possédant sa conduite à droite d'origine, cette Lancia Aurelia B24 Spider America était jusqu'en 2009 propriété de J.G. Woodgate. Cela faisait plus de quarante ans qu'elle était entre ses mains ! C'est donc en cette année-là que le propriétaire actuel en fait l'acquisition. Elle est alors dans un sale état. Depuis, elle a été totalement restaurée, ou plutôt recrée, ce n'est à présent plus sa carrosserie d'origine dessus. Dans sa configuration de couleur sublime, surtout avec cet intérieur orange, aucun doute sur le bel achat que réalisera son nouveau propriétaire ! Mais la Lancia ne trouvera pas son nouveau propriétaire aujourd'hui... 

 

Voici la seconde Countach de la vente, une 25th Anniversary. C'est une voiture très moderne pour l'époque. La Countach présentée ici est toujours dans sa configuration d'origine. Elle vécut ses premières années à Monaco, avant de migrer vers l'Allemagne. Malgré les quelques années de stockage qu'elle a eu en Allemagne, elle se présente aujourd'hui en parfait état de marche, avec environ 8000 kilomètres au compteur. Le propriétaire actuel a, par ailleurs, récemment montré la voiture à Valentino Balboni, qui la trouva très belle. Selon lui, c'était même une des plus originales et une des plus belles autos qu'il n'ai jamais vu ! Estimée entre 250 000 € et 300 000€, partie pour 330 400 €

 

Vous remarquerez Valentino Balboni à ses côtés !

 

Quelle belle auto que cette Porsche 904 GTS ! Livrée neuve en Allemagne, sa configuration laisser penser qu'elle allait prendre part à pas mal de rallyes. Et ce fut effectivement le cas ! La preuve, dès sa première sortie sur circuit, la Porsche remporte sa catégorie. Elle enchaîna ensuite les podiums et les victoires jusqu'à qu'elle se retire de la compétition... les propriétaires aussi se succédèrent... Dans les années 80, elle est acquise entre-autres par Raymond Perroud. Ce dernier la garda vingt années. Dernièrement, elle a participé, avec son propriétaire actuel, à la Silver Flag en 2012 ou encore à la Villa d'Este l'année dernière. Un must have ! Estimée entre 1 400 000 et 1 800 000 euros, cette belle Porsche sera cédée contre 1 428 000  euros.

Cette rare et méconnue version de la DB2, dont seuls 102 exemplaires furent produits, s'affiche rarement à la vente. L'exemplaire de ce soir fut livré neuf à New-York, dans une teinte de bleu qu'elle arbore aujourd'hui. Cependant, ce n'est pas la peinture d'origine. Estimée entre 240 et 280 000 euros, vendue 313 600 euros.

Pour le lot 146, voici une Ferrari F40. Livrée neuve au concessionnaire Ferrari de Bari, cette F40 est depuis restée dans la famille du premier propriétaire, et n'affiche que seulement 1200 kilomètres au compteur ! Le châssis 87990 a été très bien entretenu depuis sa livraison. Il s'agit d'un exemplaire non-catalysé, très en vogue en ce moment. L'estimation peut toutefois paraître un peu fantaisiste : autour du million d'euro... Elle fut vendue 1 176 000 euros, ce qui prouve que c'était une estimation à ne pas négliger.

Lot numéro 148 est une Porsche 911 2.7L Carrera RS dans la version "Lightweight", la plus recherchée. Petite piqûre de rappel, il existe deux version de la 2.7L RS : la Touring et la Lightweight. D'ailleurs, une version Touring est également présente au sein de la vente. Avec ces deux versions, bien que 500 modèles furent prévus initialement, environ 1550 voitures virent le jour, en trois séries différentes, dont 242 en version Lightweight. Ce qui explique en partie la différence de prix face à une version Touring !

 

L'exemplaire Lightweight présenté aujourd'hui est le 619ème châssis de 2.7L RS produit, il s'agit d'un exemplaire de la seconde série. Elle fut achetée neuve par un Italien qui la garda presque quarante ans. Livrée neuve jaune, celui-ci la repeigna rapidement en rouge. Désormais, elle a retrouvé son jaune d'origine. Elle est matching numbers et a été récemment inspectée par Jürgen Barth, le pilote Porsche.

 

Estimée entre un million et 1 400 000 €, elle ne sera malheureusement pas vendue... 

Nous voilà à présent face au lot numéro 149 : une rare Ferrari. Et plus précisément, une 308 GTB convertie Groupe B. En son temps, elle participa, parfois victorieusement, à plusieurs rallyes, avec à son volant Zanini, champion du monde des Rallyes, et neuf fois champion d'Espagne. Elle sera adjugée pour presque 300 000 euros.

Mercedes-Benz 300SL Roadster --> Lot numéro 150

 

Dotée des spécifications les plus recherchées, cette 300SL est présentée dans sa peinture d'origine. Par ailleurs, un de ses propriétaires l'a gardée 37 ans, de 1974 à 2011. C'est à ce moment là que Jean-Claude Biver, président de Hublot ou encore de Blancpain, en fait l'acquisition. Ce gentleman la revendit un peu plus tard au propriétaire qui la présente aujourd'hui à la vente. Encore une fois, il s'agit d'une auto "matching numbers"... Elle affiche près de 100 000 kilomètres. Très bien entretenue, elle se vendra 1 232 000 euros. Cependant, il n'est pas rare de croiser des 300SL à la vente.

 

Produite entre 1966 et 1968, la production de la 400 GT s'est finalement limitée à 247 exemplaires. Parmi eux s'est glissé celui-ci. Il s'agit du châssis numéro 0646, qui fut livré neuf par Foitek à Zurich. Elle était alors grise, couleur qu'elle porte toujours. Récemment, elle prit part à une belle restauration, elle est donc en très bel état aujourd'hui !

 

Estimée entre 450 et 550 000 euros.

Vendue 476 000 €.

Lot n°152 : Ferrari 365 GTB/4 Daytona

 

Voilà l'exemple type d'une voiture qui partira bien plus cher qu'un modèle "basique" sans provenance. En effet, cette Daytona a appartenu à beaucoup de personnes connues, dans le milieu automobile ou ailleurs. Sortie d'usine rouge, elle se retrouve à peine quelques mois plus tard repeinte en bleu et vendue par Pozzi, à Charles Jourdan, un fabricant de chaussures qui la revendit peu après. Le nouveau propriétaire, un certain Joseph Zagori, la fit "upgradée" sous les conseils de Charles Pozzi (en personne). Inscrit dans le Ferrari Club de France, celui-ci la revendit à Pierre Bardinon ! C'était par ailleurs la seule Daytona qu'il posséda. Bardinon, ça ne vous dit rien ? A l'époque, la famille Bardinon possédait la plus grosse collection de Ferrari au monde, au Mas-du-Clos. Aujourd'hui, quelques-unes leurs appartiennent encore. En 1982, Bardinon la cède au directeur de la société de champagnes "Moët-et-Chandon", Frédéric Chandon de Briailles... Une vingtaine d'année plus tard, la voiture fut cédée à l'organisateur du rallye "250 GTO Tour", qui fit par exemple étape au Mans Classic en 2012. La Daytona faisait partie du cortège, en "ouvreuse".

 

Estimée entre 550 et 750 000 euros, elle sera vendue 705 600 €.

 

Le lot 153 est un des lots que nous préférons aujourd'hui, il s'agit d'une Porsche 911 S ex-Works. Une auto au grand pedigree ! Il s'agit d'une des six Porsche 911 S de 1969 ayant été préparées par Porsche, et plus particulièrement la dernière des six. Elle a participé trois fois aux 24 heures du Mans, en 1970, 1971 et 1972, a pris le départ de plusieurs courses très connues : le Tour de France automobile, les 1000 km GT, le Tour de Corse, ... L'auto garde aujourd'hui sa livrée des 24 heures du Mans 1972, il s'agit d'une voiture ayant participé aux plus grandes courses, ce qui explique le prix auquel elle est estimée : 1 100 000 euros et 1 300 000 euros. Ce qui ne facilitera pas sa vente.

Cet exemplaire de la Ferrari BB512i est en majorité d'origine, et n'affiche qu'un peu plus de 30 000 kilomètres au compteur, ce dernier étant en miles. Seuls 1007 exemplaires de BB512i furent produits, elle succédait à la "simple" BB512. Cette Ferrari se présente dans la teinte la plus populaire, rouge avec des inserts de noir.

 

Estimée 190 000 - 230 000 euros

Vendue sans prix de réserve à 263 200 euros. 

Lot 155 : Lancia 037 Stradale, une première main ! Cette Lancia n'a connu qu'un seul propriétaire depuis sa livraison. Elle n'affiche par ailleurs que 14 000 kilomètres ! La Lancia 037 Stradale est une auto très rare, avec seulement 207 exemplaires produits en incluant les préséries. Elle est dans son strict état d'origine, chose très rare. Elle était estimée entre 200 000 et 250 000 euros, mais elle se vendra pour 336 000 euros. Beau score !

Lot numéro 157 : Iso Grifo A3/C Stradale

 

Version compétition de la Grifo A3/L, cet exemplaire est juste sublime et de bon goût. Conçu par Giotto Bizzarrini en collaboration avec Renzo Rivolta, ce modèle apparut. Une version similaire fut ensuite produite sous la marque de Giotto, Bizzarrini donc. Dans sa teinte vert pomme, et avec ses ailes rivetées, elle est vraiment superbe. Ce vert était sa couleur d'origine, qui fut redécouverte lors de sa restauration. Ce qui explique qu'elle se présente ainsi aujourd'hui. En 1970, elle était repeinte en noir et le restaurateur faisait disparaître les ailes rivetées. Mais ces dernières années, elles sont réapparues et donc le mystère qui planait sur cette auto fut résolu. B 0216 fut remise dans sa configuration d'origine au cours de l'année 2012. Cette superbe voiture marquera un score peu banal : 1 036 000 euros. Son estimation était comprise entre un million et 1 400 000 euros.

On dirait que RM Auctions se spécialise dans les Delahaye 135S Compétition, dis-donc ! Cet exemplaire-ci participa à trois répétitions aux 24 heures du Mans. En 1937, elle finit deuxième. En 1938, elle abandonne à la sixième heure. En 1939, elle abandonne à la neuvième heure. Elle prit part à sa dernière course officielle en 1952, après avoir couru dans pléthore d'épreuves. Pour la petite anecdote, en 1986, la Delahaye est achetée par un certain Jean-Philippe Peugeot qui la revendit rapidement et qui... la racheta neuf années plus tard. Jean Sage l'acheta à ce dernier en 1996, il la revendit en 2006. RM Auctions vendait un exemplaire du même modèle l'an dernier, également dans sa vente parisienne.

 

Le lot 161 est une Lancia Aurelia B24S Convertible sortie fin 1957 de l'usine. Elle a passé la plus grande partie de sa vie en Italie, à Biella. Elle est dans un bel état d'origine, légèrement restauré, la peinture semble superbe. Elle arbore sur sa calandre le logo doré de l’Automotoclub Storico Italiano, une belle preuve d'authenticité. Estimée entre 280 000 et 340 000 euros, elle n'aura pas trouvé de nouveau propriétaire...  

Parmi les 1308 exemplaires de 2.7L Carrera RS produits sous la version "Touring", se distingue celui-ci. Avec sa peinture unique qui fut commandée sur mesure, une sorte de rose, cette 2.7L RS n'a connu que cinq propriétaires. Elle n'a plus son moteur d'origine. Cette auto, dans sa configuration particulière, sera vendue à 498 400 euros, et elle reste en France ! On ne peut que s'en réjouir. Elle était estimée entre 450 000 et 550 000 €.

 

Le premier propriétaire de cette LP400S série II était John Robertson, et il aimait tout particulièrement modifier ses autos. Ainsi, cette Countach effectua plusieurs passages chez Bob Wallace, préparateur réputé. Dans un premier temps, le moteur d'origine fut remplacé par un V12 de quatre litres, garni de deux turbocompresseurs. Ensuite, Wallace installa des prises d'air sur le capot arrière. Son propriétaire demanda encore une fois d'installer divers objets sur la Countach, dont un nouvel échappement. Finalement, la voiture fut vendue après la mort de Robertson, dans les années 2000... La Countach passa chez Gary Bobileff, qui lui offrit l'intérieur blanc qu'elle possède aujourd'hui. Si vous vouliez acquérir une auto ultra-personnalisée, c'est cette Countach qu'il vous fallait ! 

 

Estimée entre 500 et 700 000 euros, elle fut vendue 392 000 euros.

Lot numéro 166 : Aston Martin DB4. Cette DB4 "matching numbers" fut vendue neuve à Willametta Keck Day, une sportive américaine. Cette propriétaire exigeante a quand même fait ramener la voiture chez Aston Martin car la porte se maniait trop durement. Elle fut revendue en 1980 à un propriétaire qui la garda trente années durant. Elle a récemment été repeinte dans une teinte usine d'époque. Estimée 380 000 à 440 000 euros, vendue 448 000 €.

Lot numéro 168 : Ferrari 250 Ellena. Cet exemplaire de 250 Ellena fut entre autres exposé au salon de Chicago en 1958. La Ferrari a connu de multiples propriétaires, et en 2005, elle reçoit le moteur #2963, greffé depuis une 250 GTE, ainsi que de divers éléments de 250 GTE. Tout cela lors de sa restauration complète. Elle n'est plus dans ses teintes d'origine, vert toit or, bien que les teintes actuelles soient ressemblantes. Vendue 403 200 euros.

Voici le dernier lot que nous vous présenterons ! Une superbe Facel-Vega HK500. Ce qui est bien avec les HK500, c'est la variété de couleurs. Cet exemplaire n'échappe pas à la règle, et est, si ce n'est le plus beau, un exemplaire vraiment superbe. La configuration intérieur/extérieur est en parfaite adéquation ! Franchement, elle est parfaite. Elle fut livrée à New-York en 1960, de teinte blanche que nous ne regrettons pas. Elle était estimée entre 120 et 160 000 euros pour finalement se vendre 134 400 euros.



Nous assistons encore à une belle vente cette année, mais cependant, elle ne peut rivaliser avec Artcurial. Cette vente aux enchères aura rapporté, au total, 19 353 750 euros aux divers propriétaires et à la maison de vente. Nous espérons qu'elle aura une fois de plus lieu l'an prochain, d'ailleurs cela semble être en bonne voie car le score a augmenté comparé à l'année précédente, même s'il y avait moins de têtes d'affiche cette fois-ci. Il y a eu de jolis scores, qui boostent une fois de plus le marché automobile actuel.

Peut-être souhaiteriez-vous réaliser une séance photo, mettant en valeur votre automobile ? Pour cela, il vous suffit simplement de remplir le formulaire de contact ! C'est avec plaisir que nous répondrons à vos attentes. En deux clics et un peu d'attente, vous aurez une réponse. Faites-en de même si vous souhaitez notre présence à un événement en particulier.

 

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Barn find, but in Concours condition.
Garden party.
The most expansive car in the world - Bugatti Type 57 SC Atlantic.

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250 GTO
Mille Miglia
Competizione
365 California
RB991
MC12
Fake sea
Aventador S
Phase II
Chiron