Tour Auto Optic 2000 2016 - La 25ème édition !

- Textes et photos par Matthieu & Nino -                 

En cette année 2016, le Tour Auto souffle ses vingt-cinq bougies sous les commandes des équipes de Peter Auto ! Et pour marquer les esprits des participants mais aussi ceux des spectateurs, Patrick Peter voit comme à son habitude les choses en grand ! En effet, le rallye ne s'achèvera pas le samedi après-midi comme auparavant mais dans la nuit du samedi au dimanche, après deux spéciales de nuit. Les arrivées se feront sur la Croisette, à Cannes, entre minuit et trois heures du matin. Quant au départ, il sera donné comme l'année dernière, au château de Courances, quand le soleil se lève tout juste. Viennent ensuite, durant ces cinq journées de compétition, quatre circuits : Dijon-Prenois, Bresse, Lédenon et le Paul Ricard HTTT, ainsi que trois abbayes et un château pour le dîner. Ainsi sont traversées les villes de Beaune, Lyon, Valence, Marseille et Cannes.

 

Comme en 2015, Matthieu suivra un équipage et autre point commun, cet équipage cassera dès le premier circuit et sera contraint d'abandonner ! L'article est disponible ici !

 

Dimanche 17 Avril 2016 - L'arrivée et le déchargement des véhicules

 

Nous y sommes ! Après une année d'attente, nous revoilà au Grand Palais, au cœur de la capitale française, pour le déchargement des 240 véhicules anciens qui traverseront la France dans deux jours, reliant ainsi Paris à Cannes, où une arrivée majestueuse sur la Croisette est prévue. Mais avant cela, toutes ces autos doivent affronter les bouchons que peuvent provoquer autant de véhicules autour d'un site très touristique de Paris. C'est un moment de pur bonheur pour ceux qui y assistent, peut-être un peu moins pour les propriétaires des autos.

Lundi 18 Avril 2016 - Vérifications techniques

 

Maintenant que tous les bolides ont pris place sous l'immense verrière du Grand Palais, les vérifications techniques peuvent commencer sous l’œil averti de passionnés venus en nombre pour admirer ces merveilles. Parmi elles, nous en avons retenu certaines qui pour nous sont les autos les plus exceptionnelles de cette édition. Tout d'abord, voici une Ferrari 250 GT Tour de France, modèle ayant remporté trois années consécutives la compétition éponyme. Sous nos yeux aujourd'hui, c'est le châssis 0629 GT. C'est une auto qui vient d'être repeinte. A ses cotés nous retrouvons une Ligier JS2, déjà présente l'an dernier. Cet exemplaire, le châssis 03, a couru au Mans en 1975 pour terminer deuxième de sa catégorie. 

Voici une autre Ferrari exceptionnelle, il s'agit d'une 625 TF, TF faisant référence à la Targa Florio vous l'auriez deviné. Tout est d'époque sur cette petite barquette, et c'est ce qui en fait son charme ! 

N'oublions pas les autres autos engagées cette année. Au sein du Grand Palais, les autos sont rangées selon leur marque ou leur pedigree. La cohésion d'ensemble offre aux badauds une belle lignée d'Alpine, d'AC Cobra ou encore de Porsche 356. Les autocollants posés, les derniers réglages effectués, les équipages sont fin prêts pour une folle semaine !

Cette journée au Grand Palais, c'est également un moment de choix pour les marques partenaires, BMW et Ferrari, pour exposer leurs nouveautés publiquement ainsi que de faire la promotion de ces belles lors de la soirée de gala des participants, qui se déroulera ce soir.

Mardi 19 Avril 2016 - le Jour J !

 

Ça y est ! C'est le grand jour ! Le réveil sonne à cinq heures, mais pour une fois, ce n'est pas difficile de se réveiller ! L’excitation prend largement le dessus sur la fatigue ! Pendant que je me rends au château de Courances, Nino profite de la nuit et du calme régnant dans Paris à ces heures-ci pour aller au départ des autos du Grand Palais à six heures pétante. C'est ensuite en suivant les véhicules encore froids, qu'il rejoindra le lieu de départ officiel, le château de Courances.

Qu'il est agréable de faire la route vers le Château de Courances en compagnie de tels chefs-d'oeuvre ! Côtoyer une Ferrari 250 GT SWB pendant trente minutes, ce n'est pas tous les jours.

A notre arrivée, les plateaux 3 et 4 sont déjà en position de départ dans l'ordre des numéros. Comme l'année dernière, ce sont les plateaux de compétition qui partent en premier, soient les plateaux 3, 4 et 5. Les plateaux 1 et 2 de régularité suivent ensuite. Lors de la quatrième épreuve, l'ordre de départ s'inversera, les deux plateaux de régularité partiront donc les premiers. A 6h30, deux des cinq Ferrari 250 GT SWB, ouvreuses du plateau 3, partent déjà, avec une heure d'avance sur ce qui était marqué sur le roadbook tandis que le plateau 5 arrive à une vitesse fulgurante pour se poser sur les pelouses, bientôt pleines.

Les plateaux de régularité arrivent déjà ! Ford GT40, Jaguar Type-E "49 FXN", Ferrari 250 GT Tour de France... Ils faut évacuer les pelouses du château, ce sont donc les plateaux 4 et 5 qui passent sous l'arche et partent en direction de la première épreuve chronométrée qui se trouve à plus d'une heure et demie !

Pendant que j''attendais le départ du plateau 5, Nino est parti s'installer dans les bois non-loin de là pour son premier spot en terrain "hostile".

Une heure plus tard, revoilà le plateau 3 au départ de la spéciale Sens - Les Gaillards. Les arrivées s’enchaînent mais les départs se font à une intervalle de quelques minutes, bloquant ainsi la seule route passant par là. Impossible pour les voitures de presse de repartir sans passer par le champ voisin... 

Après la spéciale, c'est en direction de l'abbaye de Fontenay, lieu de déjeuner, que les concurrents s'élancent. Mais contrairement à moi, Nino ne s'y rend pas directement. En effet, l'un des spots incontournables du Tour Auto s'offre à lui, un champs de colza, de beaux arbres, un ciel bleu. 

Les plateaux 3 et 4 passés, il décide de reprendre son chemin. Sur ce dernier, ce sont les bolides du plateau 5 qui le dépasseront, en témoignent de petites frayeurs envers son chauffeur, son papa... Et oui ! Les routes larges sont obligatoires dans ces conditions car les pilotes ont faim et n'attendent parfois pas que la route s'élargisse.

Midi retenti dans les églises des petits villages que nous traversons. Nino s'arrête sur une route séparant lac et chemin de fer, le tout collé à une voie ferrée, empruntant donc tunnel et ponts. C'est ici qu'il déjeunera, dans un décor toute somme fort sympathique.

Après s'être rassasié, direction l'abbaye de Fontenay sur laquelle beaucoup de photographes comptaient... pour rien. En effet, ce lieu n'est pas très photogénique... Les véhicules sont garés sur un petit parking poussiéreux à l'extérieur de l'abbaye, les autos collées les unes contre les autres.

C'est donc un kilomètre plus loin que j'effectue une halte pour manger, à un endroit que j'avais préalablement trouvé sur Google Maps. Malheureusement, même en prenant de la hauteur, je n'arrive pas à avoir le ruisseau situé en contre bas de la route dans le cadre.

Voici le même spot vu quelques minutes après mon départ par la lunette arrière de la voiture de Nino ! En suivant le roadbook, on peut tomber sur quelques surprises comme se faire dépasser par une 250 Tour de France !

Pas de seconde spéciale pour aujourd'hui, mais le circuit de Dijon-Prenois. Une première pour l'équipe mais que n'était pas à la hauteur de notre attente... Le circuit n'est pas pratique pour les photographes et les zones piétonnes au dessus des barrières sont rares et blindées de monde. Comme l'année dernière, c'est sur le premier circuit de la compétition que l'équipage que je suis casse !

 

Quand nous arrivons, c'est le plateau 3 qui occupe la piste.

Les plateaux 4 et 5 déjà présent s'occupent comme ils peuvent pour oublier les deux heures d'attente sous le soleil. Puis le plateau 4 prend connaissance de la piste vallonnée.

Puis vient le tour du plateau 5 ! Je place ma caméra embarquée dans la Porsche 911 3.0L RS de notre équipage, ce qui nous permettra d'avoir une vidéo de l'intérieur de la voiture pendant la course et du moment de l'accident, que nous aurions préféré ne pas avoir. Pour faire court, une Ford GT40 a fait un tête à queue dans le premier virage et Christophe n'a pas pu l'éviter car une De Tomaso était à côté.

Mais le circuit, ce n'est pas pour Nino... Voir tourner des voitures en rond, ça ne le réjouit pas. Ce qu'il préfère, c'est la campagne, les routes traversant vignes et champs de colza alors prises d'assaut par les véhicules des plateaux 4 et 5.

Voici le dernier endroit de la journée où je me poserai et assurément mon plus beau. Sous le couché de soleil, vraiment magnifique et bucolique. J'y retrouve la fin du plateau 5, le reste des concurrents m'ayant dépassé sur la route.

La première journée de compétition touche à sa fin, au parc fermé de Beaune. Notre duo de choc Christophe Van Riet et Kristoffer Cartenian bat tous les chronos de la première spéciale et se classe donc premier de leur catégorie, tandis que Ludovic Caron et Charles de Villaucourt remportent la victoire des VHC à Dijon-Prenois avec leur AC Cobra. La 911 S/T numéro 282 remporte quant-à-elle les catégories G1 et G2 et enfin c'est la Ligier JS2 qui se place sur la plus haute marche du podium des catégories H1, H2 et I. Au classement général, Jean-Pierre Lajournade est en tête avec sa Jaguar Type-E, poursuivi par deux AC Cobra 289. 

Mercredi 20 Avril 2016 - Un circuit, deux spéciales, la compétition est lancée !

 

Ce matin, le réveil sonne un peu plus tard que la veille, dans les alentours de six heures et quart, car le plateau 3 partira du parc fermé à sept heures direction le premier arrêt : la boutique Optic 2000 de Louhans. La grande proximité entre l'hôtel et le parc fermé permet à Nino d'aller y faire un rapide tour avant le départ, matinal encore une fois.

Puis il prend la route en direction de son premier arrêt improvisé, un pont très étroit à l'architecture peu commune. Ce n'est pas top mais ça change !

Après avoir suivi les autos du plateau 3 sur de magnifiques routes et s'être fait dépassé par une grande partie du plateau 4, nous arrivons ensembles à Optic 2000. Ce dernier est situé dans un village plutôt sympa, les voitures passent dans une rue en pavé et devant l'église de la ville avant de retourner sur la route qui les emmènera au circuit de Bresse.

Nous y voilà ! Le circuit de Bresse. Première fois pour l'équipe que l'on y met les pieds et ce n'est pas bien fameux selon moi. Nino trouve cela déjà mieux que Dijon-Prenois et a eu accès à la pitlane, ce qui lui permet de donner un avis très positif. Ne connaissant pas le circuit, je vais là où il y a du monde et pas de barrières. Le reflex est d'aller au dessus des stands mais cet endroit est rempli de spectateurs. Les voitures ouvreuses partent quand nous arrivons, seule une BMW M2 ne bougera pas. Ayant perdu Nino de vue, je décide de repartir alors que le plateau 3 est sur la piste. Ça aura été un rapide arrêt.

Nino restera donc plus longtemps car il a pu se procurer une place en bord de piste. Vu d'ici, le circuit est déjà beaucoup plus intéressant. On se croirait à la campagne ! La pré-grille du plateau 4 se met en place juste devant ses yeux, laissant place à un départ à pleine puissance d'une quarantaine de bolides parmi lesquels les reines, les Ford GT40, se disputent la victoire avec les AC Cobra et autres Jaguar Type-E ou Porsche 904.

Tandis que mon collègue se fait clairement plaisir, j'attends sur le bord d'une route où une seule voiture passe sous mes yeux en vingt minutes. Ce n'est pas le meilleur endroit du monde, mais la route est sympathique et ce spot se situe sur les derniers kilomètres sans les camions d'assistances (qui ont donc pris une autre route). Après deux heures d'attente, les voitures du plateau 3 arrivent par groupe, comme elles ont été lâchées après une épreuve sur circuit.

Midi et demi, les premiers concurrents arrivent à l'abbaye de Cluny où ils pourront se restaurer. Les arrivées et départ incessants provoquent de gros nuages de fumée salissant malheureusement les objectifs. Mais l'endroit est top ! Après une bonne heure de répit, les concurrents reprennent la route en direction de la première spéciale  de l'après midi. Je m'arrête un court instant à l'abbaye afin de manger un bout et d'utiliser des vraies toilettes puis je rebrousse chemin vers le milieu de la spéciale.

Je cède ma place à Nino qui vient d'arriver et pour qui ce sera la fin de ce Tour Auto 2016. L' aventure devait déjà s’arrêter ce matin, mais il a réussit à la prolonger de quelques heures car l'endroit vaut vraiment le coup. Ce sont les deux plateaux de régularité qu'il a la chance de pouvoir photographier dans ce superbe cadre que l'abbaye offre.

 

Quelle expérience magnifique que ce Tour Auto ! Moi et mon père avons tous deux adoré, les routes empruntées sont magnifiques, il fait bon et les concurrents sont sympathique, la qualité du plateau est très élevée (comme dans tout événement Peter Auto par ailleurs). Personnellement, le rendez-vous est déjà pris pour l'année prochaine, mais ce qui reste à décider, c'est le nombre d'étapes auxquelles j'assisterai ! En tout cas, je repars sur une opinion positive sans mauvaise ombre au tableau.

A peine arrivé à la spéciale, je repars déjà car le temps de trouver une place, dans une route de montagne fermée spécialement pour la spéciale, donc en cul-de-sac, où un semi-remorque s'est engagé, de s'y garer et de rejoindre la zone piétonne, le plateau 3 et la moitié du plateau 4 sont déjà passés.

Après une heure de route en direction de la seconde spéciale de la journée, le plateau 5 me colle au train sans qu'ils aient de la place pour me dépasser. Je décide donc de m'arrêter sur le bas côté afin d'avoir une dernière fois ce plateau sur la route, du moins aujourd'hui.

Oups ! La Maserati 200 SI vient de passer devant moi, il est grand temps de reprendre la route ! C'est toujours plus facile de suivre les véhicules des plateaux de régularité que ceux de compétition, à quelques exceptions près bien sûr. Une seule route permet de rejoindre la dernière épreuve de la journée. Et sur cette dernière, je croise des amis qui me disent que la route est bloquée plus haut et qu'on ne peut pas accéder à la spéciale. Je ne sais pas par où ils sont passés, car j'ai réussi à trouver l'épingle que j'avais repérée sur la carte dévoilée la veille.

C'est la première fois depuis le départ du rallye que je vois les plateaux de régularité en action. Et je pense avoir pour mission de les revoir car ils sont fort bien garnis !

Après cette seconde journée de compétition, ce sont deux Alpine A110 qui dominent en régularité suivies d'une Ferrari 275 GTB et d'une Austin Healey. En VHC, Jean Pierre Lajournade conserve sa première place.

 

Cette article se conclut par ce point sur le classement, la suite est disponible au lien de l'image suivante. Pour y accéder, il vous suffit de cliquer sur l'image !

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